Les Australopithèques - Âge : 4,4 Millions à 1 Million d'Années
Ils sont plus Vieux qu'on Pensait (3,4 et 3,6 Millions d'Années)

COMMENT ÇA MARCHE N°142 > Octobre > 2022

"Madame Ples", la Cousine Sud-Africaine de Lucy (3,4 et 3,6 Millions d'Années)

R.M. - SCIENCES ET AVENIR N°907 > Septembre > 2022

Le Crâne du plus Âgé des Australopithèques

T.-C.F. - SCIENCE & VIE N°1226 > Novembre > 2019

La Nouvelle Histoire de nos Origines

SCIENCE & VIE HS N°285 > Décembre > 2018

Australopithecus anamensis - Âge : 4,4 à 3,9 Millions d'Années



Âge : de 4,17 à 4,12 millions d'années

Australopithecus anamensis : Crâne d'un Ancêtre de Lucy

V.B - LA RECHERCHE N°552 > Octobre > 2019

Australopithecus Afarensis - Lucy : 4,1 à 2,9 Millions d'Années

Âge : de 4,1 à 2,9 millions d'années

Découvert en Ethiopie en 1974 dans la région de l'Afar par Yves Coppens. Ce squelette d'australopithèque féminin fut baptisé Lucy. Elle fut très médiatisée lors de sa découverte car elle détenait le record du plus vieil hominidé connu et que son squelette était très complet.

La capacité crânienne n'est que de 450 cm3, mais tout à fait en rapport avec la taille d'Afarensis, soit 1,06 m.
Caractéristique principale : la bipédie quasi permanente. Nourriture à priori végétarienne. L'australopithecus utilisait probablement des objets trouvés pour s'en servir comme outils (comme certains singes actuels).

Taille :
1,05 à 1,35m
Poids :
30 à 45 kg
Localisation :
Afrique Orientale
Habitat :
Arboré et humide
Feux :
non maîtrisé
Outils :
?

Little Foot détrône Lucie

R.M. - SCIENCES ET AVENIR N°851 > Janvier > 2018

L'Australopithèque Chaussait du 42

R.M. - SCIENCES ET AVENIR N°840 > Février > 2017

Lucie ne s'est Pas Tuée en Tombant d'un Arbre

R.M. - SCIENCES ET AVENIR N°836 > Octobre > 2016

Les Australopithèques Utilisaient dejà des Outils.
Il y a 3,39 millions d'années, les australopithèques, ces premiers hominidés auxquels LUCY est apparentée, utilisaient déjà des outils de pierre pour retirer la chair et extraire la moelle des os d'ongulés et de bovidés. C'est ce que suggère la découverte, dans des dépôts volcaniques du nord-est de l'Ethiopie, de deux os portant des marques caractéristiques. Les plus anciennes traces connues d'utilisation d'outils par les hominidés étaient jusqu'alors datés 800.000 ans plus tard que ces os retrouvés par Shannon McPherron et ses collègues, du Max Planck Institute (Allemagne). Les chercheurs ont pu attribuer leur usage aux australopithèques, seuls hominidés présents dans la région à cette période. En revanche, les traces ne permettent pas de savoir si ces outils de pierre ont été façonnés par leurs soins ou s'ils les ont trouvés tels quels dans la nature.   C.H. - SCIENCE & VIE > Octobre > 2010

   

Kenyanthropus platyops - Âge : 3,5 à 3,2 Millions d'Années

Australopithecus bahrelghazali - Âge : de 3,5 à 3 Millions d'Années

Abel (c'est son nom de baptême) est découvert en 1995 à Koro Toro (Tchad) par Michel Brunet et son équipe.

C'est le premier hominidé découvert à l'ouest du grand rift... et qui écorche la théorie de l'East Side Story.
Abel n'est pas très prolixe concernant ses restes fossiles : jusqu'à présent toute l'espèce est représentée par la partie antérieure d'une mâchoire.. Ce qui explique le peu d'infomation concernant son mode de vie !
Mais les quelques dents retrouvées nous apprennent quand même que c'est un australopithèque : il possède une deuxième prémolaire avec une couronne large et molarisée.
Ces éléments permettent malgré tout de le classer parmis les contemporains de l'Autralopithecus afarensis.

Taille :
?
Poids :
?
Localisation :
Afrique Centrale
Habitat :
Arboré et humide
Feux :
non maîtrisé
Outils :
?

Nos Ancêtres étaient Herbivores il y a 3,5 millions d'année

Nos ancêtres seraient devenus herbivores peu de temps après avoir quitté la forêt. Les premiers hominidés qui vivaient il y a 3 à 3.5 millions d'années se nourrissaient principalement d'herbes, de racines et de tubercules, contrairement à leurs prédécesseurs, qui préféraient les fruits et les insectes. Julia Lee-Thorp de l'université d'Oxford a déduit cela à partir de le mesure de carbone -13 dans les os de l'australopithèque bahrelghazali, qui vivait dans la savane près du lac Tchad en Afrique.

C.H. - LE MONDE DES SCIENCES N°7 > Février-Mars > 2013

Australopithecus africanus - Âge : 3,5 à 2,5 millions d'années

L'australopithèque souffrait déjà de brucellose.

Le plus ancien cas d'infection humaine découvert à ce jour aurait été détecté sur des os d'Australophithecus africanus, des hominidés ayant vécu voici 2 à 5 millions d'années et retrouvés dans les années 1970 sur le site de Sterkfontein, en Afrique du Sud.

Des lésions dues à la brucellose, maladie infectieuse d'origine animale transmise par des coccobacilles, auraient été décelées sur des vertèbres lombaires datées de -2,8 millions d'années.
Selon Ruggero d'Anastasio, paléoanthropologuede l'université Gabriele d'Annunzio de Chieti, en Italie, la brucellose se transmettant à l'homme notamment par contact avec de la viande infectée, cette découverte apporterait surtout une preuve directe de la consommation de viande par les australopithèques. Une hypothèse que l'on suspectait déjà à travers quelques traces de découpe laissées sur des os par des outils de pierre. Cette vertèbre lombaire d'australopithèque présente des lésions typiques de la brucellose. (->)

B.A. - SCIENCES ET AVENIR > Octobre > 2009

Australopithecus garhi - Âge : 2,5 millions d'années

Australopithecus Sediba - Âge : 2 millions d'années

ORIGINE DE L'HOMME : NOTRE BASSIN NOUS A FAIT ÉVOLUER

Il y a un an, la découverte d'Australopithecus sediba, vieux de 2 millions d'années, promettait des révélations. C'est fait : ce nouvel ancêtre suggère que, dans notre évolution, l'accroissement du bassin a précédé celui du cerveau ! La boîte crânienne de Sediba a également révélé que bien qu'encore petit, son cerveau avait déjà une organisation structurelle proche de la nôtre.

En juin 2010, notre dossier de une faisait le point sur ce que l'on connaît aujourd'hui du dernier ancêtre commun que nous partageons avec le chimpanzé, ainsi que sur les nombreuses transformations qui l'ont mené jusqu'à Homo sapiens : en l'occurrence, nous. On y parlait notamment d'un australopithèque inconnu vieux de deux millions d'années, Australopithecus sediba, dont la mise au jour en Afrique du Sud venait tout juste d'être annoncée, et qui promettait d'être intéressant. De tous les australopithèques, y compris la fameuse Lucy (Australopithecus afarensis), il présentait la plus étonnante mosaïque de traits à la fois archaïques et "modernes" (se retrouvant chez Homo sapiens). Et il vivait juste avant ou au moment de l'apparition de notre genre, Homo.

UNE INVERSION DES RÔLES : Prudents, les paléoanthropologues avaient souhaité en savoir plus... Les précisions que Vient d'apporter l'un de ses découvreurs, Lee Berger, de l'université de Johannesburg, pourraient bien faire de Sediba notre ancêtre, tout en chamboulant quelques grandes étapes clés de notre évolution. En effet, l'étude des ossements de quatre individus, des deux sexes et de tous les âges, a montré que cet australopithèque est celui qui partage le plus de traits avec nous : petites dents, mains courtes avec un long pouce, etc. Mais ce sont surtout son cerveau et son bassin qui focalisent aujourd'hui l'attention des spécialistes, car ce sont des éléments fondamentaux dans l'émergence de notre genre.
Ainsi, alors que l'on pensait que l'accroissement du cerveau avait précédé et entraîné sa réorganisation, de même qu'une modification de la forme du bassin (pour permettre le passage de l'enfant à l'accouchement), Sediba suggère que c'est l'inverse qui s'est produit ! L'accroissement du bassin aurait en fait précédé celui du cerveau. Un scanner de la boîte crânienne de Sediba montre qu'il a encore un petit cerveau, mais que son lobe frontal a déjà une organisation structurelle proche de la nôtre. Quant à son pelvis, il est élargi et allongé par rapport à celui des autres australopithèques, une morphologie déjà très Sapiens. Ces traits "modernes" sont toutefois contrebalancés par d'autres plus archaïques, comme ses longs bras, la forme de son talon ou de sa cage thoracique... Ce qui fait dire à Lee Berger que les paléoanthropologues tiennent vraiment, avec cet hominidé, quelque chose de très étonnant et d'imprévu - un témoin majeur des méandres de l'évolution humaine.

E.R. - SCIENCE & VIE > Juillet > 2011

SEDIBA : CAS UNIQUE DE MÉLANGE DES GENRES

Il grimpe aux arbres mais peut déjà fabriqué des outils 200.000 ans avant Homo habilis ! Tel est Sediba, petit australopithèque découvert en 2008, dont l'analyse révèle à quel point il est tissé de caractères primitifs et humains. Retour en images sur un parfait exemple de bricolage évolutionnel.

Conservés à près de 50 %, les ossements trouvés dans la grotte de Malapa (Afrique du Sud) correspondent aux squelettes de deux australopithèques : une femelle entre 20 et 30 ans (à gauche) et pas mâle d'environ 10 ans (à droite).

Les os d'Australopithecus sediba ont enfin parlé ! à peine trois ans après leur découverte par le paléoanthropologue américain Lee Berger, ces restes de deux australopithèques exhumés dans une grotte de Malapa (Afrique du Sud) font l'objet de pas moins de cinq études. Il s'agit d'un jeune homme mâle (MH1) entre 10 et 13 ans (8 à 9 ans actuels) et d'une femelle (MH2) de 20 à 30 ans, qui vivaient il y a 1,9 millions d'années. Première surprise : "Sediba concilie des traits morphologiques très primitifs et une structure très avancée, s'étonne le chercheur de l'université de Witwatersrand (Johannesbourg). Il serait une sorte d'intermédiaire entre Australopithecus et Homo". Si un tel mélange de traits se retrouve chez de nombreux fossiles d'hominidés, Lee Berger n'aurait jamais imaginé une "combinaison aussi surprenante", qu'il qualifie "d'unique chez les hominidés". "La morphologie de Sediba est un bon exemple de bricolage évolutionnaire", résume son collègue Kristian Carlson. De cette étonnante mosaïque de caractère des genres Homo et australopithèque, mais aussi d'autres quasiment simiesques, voici tout de suite la démonstration en images.

CRÂNE : CERVEAU PETIT MAIS À LA STRUCTURE MODERNE : Cette reconstitution du cerveau de Australopithecus sediba réalisée par l'équipe de Paul Tafforeau du synchrotron de Grenoble, révèle qu'il est d'un volume proche de celui d'un grand singe (environ 420 cm³), soit 40 cm³ de plus que celui d'un chimpanzé (le cerveau humain mesure 1350 cm³). Si les rainures qui séparent ses circonvolutions ont des caractéristiques typiquement simiesques, Kristian Carlson estime que l'endocrâne (autrement dit le moulage virtuel en 3D) "révèle une réorganisation neuronale graduelle dans la partie située derrière les yeux, ce qui apparaît chez les australopithèques précédents Sediba et semble resurgir plus tard, chez Homo sapiens. Cela paraît cohérent avec l'idée d'un Sediba qui ferait figure de transition entre australopithecus et homo, mais le lien est impossible à établir sans connaître mieux les cerveaux d'Homo habilis et d'Homo erectus primitifs. À l'heure actuelle, on ne sait pas s'il est possible de parler d'un motif organisationnel intermédiaire, ni de déduire de cette réorganisation les capacités cognitives de Sediba".
Lorsque les chercheurs comparent cet endocrâne du jeune mâle, Sediba MH1, avec ceux d'autres hominidés, ils retrouvent ce curieux mélange de caractères modernes et primitifs. Ainsi, la vente et la région latérale gauche du cerveau de Sediba se rapprochent davantage de celui d'Homo sapiens que de celui d'autres australopithèques.

DENTS ET MÂCHOIRE INFÉRIEURE : DE FORME PRIMITIVE MAIS AUSSI HUMAINE : La modélisation virtuelle du crâne du jeune Sediba MH1 révèle que ses dents sont déjà plus petites que celles des premiers australopithèques, et qu'elles présentent une dimension que l'on trouve chez certains membres primitifs du genre Homo.

"La morphologie des canines et des incisives est très humaine, alors que la forme et le dessus des molaires rappellent celles des australopithèques", souligne Lee Berger. De la femelle Sediba MH2, il ne reste que la mâchoire inférieure qui, elle aussi, présente déjà une taille réduite mais pas autant que chez la plupart des Homos. "Sa morphologie pourrait présenter un menton naissant, une caractéristique que l'on trouve d'habitude seulement chez les hommes modernes", explique Kristian Carlson.

MAIN : ENCORE GRACILE MAIS DÉJÀ CAPABLE DE FABRIQUER DES OUTILS

La main droite de MH2, la plus complète jamais trouvée chez un hominidé primitif, pose un problème au paléoanthropologue. "Datée de 2 millions d'années, elle est capable de fabriquer des outils... Plus de 200.000 ans avant Homo habilis, qui lui, était doté d'une main plus primitive", remarque Lee Berger. De quoi alimenter le débat sur la chronologie de l'évolution et la parenté avec le genre homo.

BASSIN : SANS DIMORPHISME SEXUEL MAIS ADAPTÉ À LA MARCHE DEBOUT : Avec son bassin en forme de bol, cours et large comme celui des Homo, Sediba semble adapté à la marche et à la course tout en restant capable de se déplacer dans les arbres. "Mais au seul regard des caractéristiques humaines de son bassin, il est toutefois difficile de savoir si Sediba était plus adapté à la marche qu'à la vie arboricole", explique Kristian Carlson.

L.B. - SCIENCE & VIE > Novembre > 2011

Paranthropus aethiopicus - Âge : de 2,7 millions d'années

 

Paranthropus Boisei - Âge : de 2,3 à 1 millions d'années

 

 

 



 
Mâle
Femelle
Poids
55 kg
30 kg
Taille
1,50m
1,20m

Lors de sa découverte en 1959 par Mary et Louis Leakey à Oldulvai en Tanzanie, il fut tout d'abord identifié comme Zinjanthropus boisei. On a, depuis, trouvé des représentants de l'espèce Paranthropus boisei en Ethiopie, au Kenya et au Malawi. S'il fut contemporain d'Homo ergaster, le volume de son cerveau n'est estimé qu'à 500 à 600 cm3 (contre 850 pour H. erectus). L'étude de son long et mince col du fémur et sa tête développée permettent de lui attribuer des aptitudes à la bipédie. Il existe de très grandes différences morphologiques entre les mâles et les femelle de cette espèce (dymorphisme sexuel).
Il y a 2 à 1,4 millions d'années, les australopithèques robustes Paranthropus boisei habitaient toute l'Afrique de l'Est. PARANTHROPUS BOISEI avait un crâne à fortes crêtes osseuses, adaptées aux muscles puissants de son système masticatoire. Sa grande mâchoire, équipée d'énormes molaires, indique qu'il était végétarien.

Taille :
1,20 à 1,50 m
Poids :
30 à 55 kg
Localisation :
Afrique Orientale
Habitat :
Arboré
Feux :
maîtrisés
Outils :
fabriqués

L'UN DE NOS VIEUX COUSINS BROUTAIT DE L'HERBE

À cause de sa mâchoire puissante et de ses grosses molaires plates, on pensait que Paranthropus boisei, un lointain cousin de l'homme disparu il ya 1,2 million d'années, se nourrissait de noix, d'où son surnom de "casse-noisettes". En réalité, son régime alimentaire était essentiellement constitué... d'herbe !

Pour arriver à cette conclusion, Thure Cerling, de l'université d'Utah, et ses collègues américains et kenyans ont analysé les isotopes du carbone contenus dans l'émail de ses dents. Ils ont ainsi pu établir que l'hominidé se nourrissait à 77 % de plantes utilisant un certain processus de photosynthèse, caractéristique des herbes de la savane.
C.H. - SCIENCE & VIE > Juillet > 2011

Paranthropus robustus - Âge : de 2 à 1,5 millions d'années

Contemporain d'Homo Habilis, Paranthropus doit sa dénomination robustus à sa face imposante et ses énormes mâchoires.

Herbivore, cette morphologie faciale lui donnait un pouvoir de mastication important pour se nourrir de grandes quantités de matières végétales. Mais herbivore ne veut pas dire rustre... Paranthropus était assez habile de ses mains pour utiliser des outils. Bipède, il était également arboricole à l'occasion...

Taille :
1.12 à 1.45 m
Poids :
25 à 45 kg
Localisation :
Afrique du Sud
Habitat :
Arboré
Feux :
non utilisé
Outils :
utilisés

LES AUSTRALOPITHÈQUES VIVAIENT EN HAREMS.
L'étude du crâne révèle les comportements sexuels.

Les australopithèques robustes, qui vivaient il y a 2 millions d'années en Afrique, étaient des adeptes du harem. L'étude de 35 crânes a révélé que les mâles continuaient de grandir à l'âge adulte, jusqu'à atteindre une taille bien supérieure à celle des femelles.
Chez les gorilles, ce dimorphisme sexuel révèle une lutte pour la domination sur les femelles, et donc une organisation sociale de type harem. Même conclusion pour les premiers hominidés.

Em.H. - SCIENCE & VIE > Février > 2008

Paranthropus robustus a Évolué Vite

O.D. - SCIENCE & VIE N°1240 > Janvier > 2021

 
 

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