Homo Sapiens Sapiens : l'Homme Moderne

Homme de Cro-Magnon (Paléolithique) : Âge : de -40.000 à -12.000 ans

Véritable star de la préhistoire... c'est le représentant idéal de l'homme préhistorique pour tous les enfants !

L'homme de Cro-Magnon est en fait tout simplement un Homo Sapiens identifié sur une période particulière et dont le nom provient de l'abri sous lequel on a retrouvé ses premiers vestiges... On trouve des traces de sa présence en Europe au Paléolithique supérieur, il y a 35.000 ans. La première découverte remonte à 1868 aux Eyzies (Dordogne) par Louis Lartet.

L'étude des ossements retrouvés indique que cet hominidé était de grande taille : entre 1,70 et 2 mètres ! On estime que sa durée de vie maximum était de 35 ans. Représentant de l'espèce Homo sapiens, il avait approximativement un physique identique au notre. Certaines études lui octroient un cerveau plus important de 4 % à celui des hommes modernes !

On attribue à Cro-Magnon le début de la culture de l'Aurignacien et donc une importante production artistique (Chauvet, Lascaux et Altamira... Cro-Magnon Premier astronome de l'humanité ?). Il faut également leur reconnaître une certaine maîtrise de la chasse avec la fabrication d'armes de jets. Les Cro-magnon sont contemporains des néanderthaliens et ont donc été "témoins" de leur disparition.

Taille :
1,70 à 2,00 m
Poids :
65 - 70 kg
Localisation :
Europe, Moyen-orient
Habitat :
Forêt et plaine
Feux :
maîtrisés
Outils :
fabriqués

Sur les Traces des Premiers Européens Modernes

Datés de -41.000 à -45.000 ans, les premiers restes jamais retrouvés d'hommes de culture aurignacienne et uluzzienne précisent les schémas de la dispersion de ces populations au paléolithique supérieur.

Les plus anciens restes d'hommes anatomiquement modernes jamais retrouvés en Europe de l'Ouest, viennent d'être identifiés en Italie et en Angleterre d'après 2 articles parus dans Nature (24 novembre). D'un côté, il s'agit de 2 molaires exhumées dans la grotte del Cavallo près de Nardo (Pouilles) datées de 43.000 à 45.000 ans, et de l'autre d'un fragment de mâchoire arborant encore trois dents ("KC4", ->) âgées de 41.500 à 44.200 ans provenant de la caverne de Kent, près de Torquay (Devon). Ces deux résultats découlent de réexamens minutieux de ces reliques humaines, mises au jour en 1967 et 1924. Jusque-là en effet, si nous connaissions les traces laissées par les premiers hommes modernes de culture dite aurignacienne - outils taillés, ouvres d'art pariétales (grotte Chauvet, en Ardèche), art mobilier (homme-lion de Hohle Fels, Allemagne) -, nous ne possédions aucun vestige anatomique de ces Homo sapiens sapiens arrivés en Europe depuis le Proche-Orient, aux alentours de -40.000 ans.
Or ces publications concomitantes, de deux équipes distinctes, impliquent plusieurs conséquences. D'une part, elles réattribuent, grâce à des analyses microtomographiques, les deux dents de la cavité italienne à l'homme moderne et aux outils taillés de culture uluzzienne, et cela au détriment de son cousin Neandertal à qui cette industrie lithique préhistorique et ces dents étaient rattachées jusque-là. De l'autre, elles permettent de conclure à une plus longue coexistence entre les hommes modernes et ceux de Neandertal.
Enfin ces travaux affinent les hypothèses de dispersion des premiers individus parvenus en Europe au paléolithique supérieur. Ainsi, les hommes modernes auraient pénétré notre continent plusieurs millénaires avant ce que l'on pensait. Ils seraient d'abord entrés par le sud-est - la Méditerranée, l'Italie et les Balkans -, avant d'emprunter la voie danubienne, plus au nord, longtemps considérée comme l'unique voie pionnière (voir carte). Les dates de cette présence ancienne tant en Angleterre qu'en Italie attestent de la rapidité et de l'ampleur de la diffusion des hommes modemes à travers l'Europe dès -45.000 ans, cela bien avant la disparition des derniers néandertaliens, dont certains groupes étaient encore présents dans des cavernes de Gibraltar, il y a 24.000 ans.

B.A. - SCIENCES ET AVENIR N°779 > Janvier > 2012

La Grande Migration de l'Homme Moderne

SCIENCES ET AVENIR HS N°176 > Octobre-Novembre > 2013

Le Cerveau de Cro Magnon était Plus Gros que le Nôtre

Depuis 4 millions d'années, le volume cérébral est à la hausse chez les hominidés... Et voilà que nous, Homo sapiens, brisons la tendance : depuis Cro Magnon, un H. sapiens de 30.000 ans, il a en effet diminué de 15 %, révèle l'équipe d'Antoine Balzeau, paléoanthropologue au Muséum national d'histoire naturelle.

Un résultat contre-intuitif dû au moulage de "l'endocrâne" de Cro Magnon. Obtenu avec un scan haute résolution et une impression en 3D de l'intérieur du crâne, il restitue les reliefs imprimés (réseau veineux, lobes cérébraux, organisation générale...).

Pour tempérer les variations entre individus, les endocrânes de 14 autres Sapiens fossiles de 90.000 à 20.000 ans et de 102 Sapiens actuels ont aussi été étudiés. Résultat : en 25.000 ans, notre cerveau est passé de 1550 cm³ à 1350 cm³. Mais s'arrêter à cette perte globale est très réducteur, car elle cache des variations locales : certes, notre cerveau est plus court (-7 %) et plus bas (-3 %), ses lobes frontaux et occipitaux ont perdu 6 et 8 %... quand ses lobes pariétaux se sont allongés, les temporaux élargis et le cervelet gagné 5 %. Bref, autant de réorganisations qui montrent la grande plasticité de ce précieux organe et les liens très complexes entre son anatomie et les capacités cognitives. La taille ne fait décidément pas tout.

E.R. - SCIENCE & VIE > Avril > 2011

L'Homme Jouait déjà de la Musique, il y a 40.000 Ans

Telle est la conclusion de nouvelles datations effectuées sur les fragments de huit flûtes en os de vautour et en ivoire de mammouth, mis au jour dans les années 1970-1980 à Geißenklösterle, dans le sud de l'Allemagne.

Grâce à un procédé d'ultrafiltration éliminant les impuretés du collagène contenu dans ces fragments, Nicholas Conard (université de Tubingen) et Thomas Higham (Oxford) ont obtenu des datations plus précises que celles effectuées précédemment.

L'âge de ces premiers instruments de musique avait ainsi été sous-estimé d'au moins 8000 ans. Cette nouvelle datation consacre également ce site comme l'un des plus anciens d'Europe habités par l'homme moderne et confirme l'hypothèse de son arrivée via le couloir du Danube.

C.H. - SCIENCE & VIE > Août > 2012

Un Abri Rocheux fait Reculer l'Origine de l'Art

Les plus anciens vestiges d'art pariétal n'ont pas été retrouvés dans une grotte, mais dans un simple abri-sous-roche !

L'équipe de l'anthropologue américain Randall White vient ainsi d'annoncer la présence de gravures et de traces d'ocre de plus de 37.000 ans dans l'abri Castanet, en Dordogne. Voilà qui repousse de plusieurs centaines d'années le record détenu jusqu'ici par la grotte Chauvet (Ardèche). Ce renfoncement rocheux, connu depuis un siècle, a déjà été l'obiet de deux brèves campagnes de fouilles. Après 80 ans d'arrêt, les recherches y ont repris en 2007. Avec son équipe d'archéologues français, Randall White a dégagé pas moins de 18.000 fragments de pierres taillées, d'os, de coquillages et de perles d'ivoire, ainsi qu'une nouvelle gravure de vulve féminine. La grande chance des chercheurs vient du fait qu'un énorme pan du plafond de l'abri s'est écroulé peu après l'abandon de la place par les hommes de l'Aurignacien qui s'y étaient installés. Certes, une partie du matériel a ainsi été détruite, mais l'abri a du même coup été protégé de toute altération, ce qui a donc permis de réaliser des analyses chimiques et une datation fiable au carbone 14. Une découverte qui pousse à voir d'un autre oil ces abris, et aide à mieux cerner la richesse de l'art préhistorique, dès son origine.

E.R. - SCIENCE & VIE > Juillet > 2012

Autriche : On Sait d'où Vient la Vénus de Willendorf (30.000 Ans)

O.D. - SCIENCE & VIE N°1256 > Mai > 2022

Les Premières Chaussures ont au moins 30.000 Ans

O.D. - SCIENCE & VIE N°1253 > Février > 2022

Des Vénus Gravettiennes en Picardie

F.S. - POUR LA SCIENCE N°508 > Février > 2020

Une Nouvelle Vénus Paléolithique découverte à Amiens

B.A. - SCIENCES ET AVENIR N°871 > Janvier > 2020
E.D. - SCIENCE & VIE JUNIOR N°365 > Février > 2020

Des Vénus d'Ivoire découvertes en Russie

Taillées il y a plus de 20.000 ans dans de l'ivoire de mammouth, des figurines féminines de 16,6 cm de haut, découvertes sur le site de plein air de Zaraysk, à 155 km au sud-est de Moscou, sont de véritables petits chefs-d'ouvre d'art mobilier préhistorique (Antiquity, décembre 2008).

Depuis quelques années, ce gisement du paléolithique supérieur (35.000 à 10.000 avant J.-C.), le plus septentrional connu à ce jour, livre aux chercheurs de l'Institut d'archéologie de l'Académie des sciences russe d'étonnantes créations.
Plaques d'ivoire gravées, statuettes de femmes aux hanches larges, figurations de grands mammifères, décorations géométriques : les artistes de Zaraysk n'en finissent pas de surprendre. Déjà en 2001, une tête de bison sculptée avec grande maîtrise y avait été mise au jour, ainsi qu'un beau collier confectionné à partir de 41 dents de renard arctique. "Pour nous, ces trouvailles sont associées à des comportements rituels", affirment les préhistoriens russes Hirzi Amirkhanov et Sergey Lev, auteurs des découvertes. En effet tous ces objets étaient déposés avec soin au fond de petites cavités intentionnellement creusées, recouvertes par des os de mammouths". Selon eux, par leur beauté et leur qualité artistique, ces réalisations sont à relier à d'autres découvertes effectuées plus au sud, dans les régions ukrainiennes d'Avdeevo et Kostenki, dans la vallée du Don. Là, avaient été exhumées des statuettes en ivoire vieilles de 20.000 ans, contemporaines de Zaraysk. Ainsi, des Pyrénées à la Sibérie, des sculptures symbolisant la femme ont été pruduites pendant plusieurs milliers d'années par les descendants des premiers hommes modernes (Homo sapiens sapiens) arrivés en Europe il y a 40.000 ans.

B.A. - SCIENCES ET AVENIR N°744 > Février > 2009

La Farine date d'avant l'Agriculture

C.H. - SCIENCE & VIE N°1179 > Décembre > 2015

L'Existence des Cimetières Daterait de Plus de 16.500 Ans

Le plus vieux cimetière du berceau de l'humanité a été découvert dans le nord de la Jordanie par une équipe internationale d'anthropologues.

Plus de 11 corps ont été exhumés de tombes garnies d'offrandes, dont l'étude a révélé des pratiques surprenantes. Un homme a ainsi été inhumé avec un crâne de renard rougi à l'ocre prélevé dans une tombe plus ancienne. Ce qui témoigne d'un lien particulier avec l'animal, mais pas forcément d'une domestication.

E.R. - SCIENCE & VIE > Avril > 2011

Exhumation d'une Tombe du Paléolithique

Une sépulture en excellent état de conservation, datant de 11.000 à 12.000 ans avant notre ère, a été retrouvée dans le sud de la France.

Les fouilles de la sépulture ont également révélé plusieurs petites perles en coquille perforée. Longues de 10 mm, elles étaient utilisées pour les parures. Plus de 1000 perles de ce type ont été mises au jour dans la sépulture de la Grotte des Enfants, de Balzi Rossi, à Vintimille. © VÉRONIQUE ARBRUN, INRAP

De l'Atlantique à l'Oural, seules 200 sépultures de cette période ont été exhumées en Europe. Autant dire que la découverte faite, début juillet, par les archéologues de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventive) dans une plaine près de Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône) constitue une trouvaille d'exception. C'est même, ont-ils précisé, la première de cette époque connue en France. Et chose rare, la tombe est à l'air libre, contrairement à la trentaine de sépultures analogues mises au jour sur la péninsule italienne dans des grottes ou sous des abris rocheux. C'est en 2011 que les archéologues ont repéré des petits silex taillés puis des ossements fragiles singuliers. Il aura alors fallu attendre deux ans pour que l'État diligente une mission archéologique confiée à l'Inrap. En approfondissant les fouilles, les chercheurs ont mis la main sur une tombe du paléolithique. Ils en ont extrait un squelette dont le crâne et les deux rangées de dents sont parfaitement conservés. Une datation au carbone 14 de l'émail dentaire doit permettre de déterminer précisément son origine. Cependant, on sait déjà que cet individu a vécu à la fin du paléolithique, à une époque où les hommes étaient encore des chasseurs-cueilleurs, poursuivant des cerfs ou des lapins. Des animaux bien plus petits que les mammouths que côtoyaient leurs ancêtres.

A.C. - NATIONAL GÉOGRAPHIC HISTOIRE > Septembre > 2013

Poteries Japonaises

Si les premières poteries ont fait leur apparition en Asie il y a 20.000 ans, on ignorait jusqu'alors si elles servaient à stocker les aliments ou à les cuisiner.

L'équipe d'Oliver Craig (université de York, Grande-Bretagne) vient de trancher : le chercheur a retrouvé sur 101 poteries ou fragments de poteries japonaises vieilles de 11.800 à 15.000 ans des restes organiques, notamment lipidiques, qui n'ont pu être produits que par la cuisson d'aliments.

Mieux : Craig a pu déterminer qu'ils étaient issus de la cuisson de poissons marins ou, comme le saumon, semi-marins.

C.H. - SCIENCE & VIE > Juin > 2013
 
 

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